19.12.2008
Ce matin,
j'étais triste.
Mais comme y'a pas de loi préconisant le restage au lit ces jours-là, j'ai pris sur moi et je m'en suis allée absolument pas gaiement sur le chemin du travail.
Vers 14h37 environ, j'y ai vu mon ancien patron de l'agence de pub pour laquelle je bossais cet été, en parallèle de mon ingrat job de servante d'humains.
Celui-la même que je n'appréciais pas tellement et avec lequel je ne me voyais absolument pas collaborer plus longtemps que ces (trop longues) semaines, d'où ma décision à l'époque de continuer dans la filière du bœuf (plutôt qu'avec un beauf)
En plus, je balayais quand il m'a vue.
Il est venu me claquer la bise, et tout content, il m'a dit, en criant bien fort et tout, ''ALORS, CA AVANCE TES RECHERCHES ? NAN PARCE QU'EN CE MOMENT SI TU VEUX MON AVIS, ON EMBAUCHE PAS BEAUCOUP DANS LE SECTEUR''
J'ai voulu lui répondre ''c'est toi le secteur''.
Mais en fait j'ai rien dit.
M'a déprimée pour la semaine, ce con.
Là-dessus, je décide de rentrer un coup voir ma mère, genre le réconfort, tout ça tout ça.
C'était sans compter sur son état d'énervement avancé et ses longues plaintes ''tu fais rien à la maison, d'abord t'es jamais là, EN FAIT C'EST UN PEU L'HOTEL POUR TOI ICI''
Ah bon ?! sachant que je dors chez elle environ une fois par semaine, ET ENCORE, dans la mesure ou je squatte chez l'humain mâle en attendant de trouver la rolls des appartement pour nous abriter tous deux, que je suis parfaitement autonome niveau des lessives (et des finances aussi, hein), que je ne prends aucun repas ici et que si tout va bien dans moins d'un mois je n'habiterai définitivement et officiellement plus avec elle, suis-je en droit de trouver cette remarque déplacée ?
Faut-il dans ce cas que je vienne parfois l'après-midi faire le ménage ? Faudra-t'il que je continue, et cela même quand j'aurai mon propre chez-moi ?
M'a déprimée pour le mois, cette mère.
Maintenant, j'appréhende un peu de sortir en pleine nature, quelle remarque va t'on me lancer et qui me blessera tel un oisillon décharné qui ne passera pas l'hiver ?
Comment vais-je survivre à un nouveau pic de contrariété ?
Ne vais-je pas m'effondrer en larmes au prochain assaut du genre ?

LA SUITE AU PROCHAIN EPISODE
(ou pas, hein, parce que si tout va bien demain je retrouve le sourire et je les emm*rde tous)
C'est tout pour aujourd'hui les petits whakapapa nocturnes aux plumes vert olive barrées de noir.
17:02 Publié dans Ben les petites choses de la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
Ton design est fabuleux !
(je t'ai reboosté pour combien de temps là ?)
Ecrit par : Fanny | 19.12.2008
on va faire du commentaire humanitaire, je suis Fanny, ta bannière est sublime.
Ecrit par : Mélina | 19.12.2008
Et moi, un peu égoïstement j'avoue, j'suis bien happy de te lire Madame !!!
C'est cool de passer ici et de voir autre chose que Dijon... ;-p
Courage le p'tit oiseau perdu.
Ecrit par : sofiso | 22.12.2008
mais oui que tu les e*******s tous.
Tiens, regarde, tes champignons sur la droite sont très jolis.
avamieu ?
(pour ta m'man, j'ai le même modèle à la maison, mais avec l'accent étranger en plus + cordes vocales stridentes. je vais mal, merci)
Ecrit par : Petite Cervoise | 22.12.2008
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